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Château de Maulnes

Un château pentagonal régulier, il n'y en a qu'un en France : c'est le château de Maulnes !
Un site incroyable au cœur de la Bourgogne du Nord.
C’est un château pas comme les autres, un château Renaissance aux allures féodales, aux façades austères, dépourvues d’ornement et flanquées de cinq tours. Ce sont ses tours qui font l’originalité de Maulnes, correspondant aux cinq côtés de ce bâtiment pentagonal unique en France, mais dont on trouve quelques exemples en Italie.
 Faut-il voir dans ce plan atypique et a priori peu pratique, une influence ésotérique de cette seconde moitié du XVIe siècle, épris d’alchimie, de magie blanche  ou noire et de superstitions en tous genres ? ou comme à Chambord  l’influence de Léonard, mort depuis un demi-siècle, ou celle de Nostradamus, disparu l’année de la construction, en 1566 ?
On ne connaît pas l’architecte de Maulnes, mais on connaît les châtelains qui l’ont fait construire. Il s’agit d’Antoine de Crussol et de son épouse Louise de Clermont, duc et duchesse d’Uzès, proches de la cour et même intimes de la reine Catherine, du moins en ce qui concerne la duchesse. 

Le duc, lui, est, comme tous les nobles de son temps, passionné de chasse à courre, ce qui peut expliquer le choix du site, au cœur de la giboyeuse forêt de Cruzy-le-Châtel, au nord de la Bourgogne.
La construction commence en 1566, étrangement, autour d’un puits profond qui sert d’axe au grand escalier de pierre qui dessert les étages, éclairée par de nombreuses baies. 
Ce puits est alimenté par une source, dont le trop plein se déverse dans un bassin rectangulaire qui se prolonge sur le jardin.
L’eau et la lumière jouent un rôle essentiel pour l’agrément et le confort des habitants de Maulnes. 

Androuet du Cerceau note  dans son recueil des “plus excellents bastiment de France “que “ En ce bastiment y a poelle, estuves, baignoires, fort bien pratiques à cause de la fontaine, ensemble salle, chambres, garde-robes, et toutes commodités nécessaires à un logis, chacun étage accommodé de ce qui y est besoin.“
Le logis des châtelains, situé à l’étage noble, est partagé entre la chambre de la Dame et celle du Seigneur, agrémentées chacune d’une garde robe et d’une salle de bain, sans compter les étuves en sous sol, comme toujours, et bien chauffées par de nombreuses cheminées.
Le couple ne profita pas beaucoup de sa nouvelle résidence, suivant la cour toujours itinérante dans le chaos des guerres de religions. Le duc décède dès 1573, son épouse lui survit 21 ans jusqu’à 92 ans, mais elle ne viendra plus guère à Maulnes.
Le château reste néanmoins dans la famille jusqu’à la fin du XVIIe s., il est acheté par Louvois,  et au début du XIXe, il est loué, puis vendu à un maître verrier. Le XIXe et le XXe siècles. voient se succéder divers propriétaires aux mains desquels le bâtiment se dégrade progressivement.
Classé en 1942, il est finalement racheté 55 ans plus tard par le Conseil Général de l’Yonne, qui entreprend depuis, une restauration complète et très documentée, éclairée par des fouilles et des recherches approfondie qui vont permettre de décrypter les mystères de ce château énigmatique au dessus duquel on verrait parfois flotter l’esprit de la fée Mélusine, venue de son Poitou natal. 


Un mystère de plus et un attrait pour les visiteurs qui sont désormais invités à juger sur place:

























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