En Bourgogne, c'est la bûche de Noël qui apportait les cadeaux aux enfants et non le père Noël.
Origine de la bûche de Noël, la souche en Bourgogne
Cette bûche en bois creusée était remplie de gourmandises, fruits secs, bonbons et fleurs séchées. Refermée, elle était mise dans le foyer de la cheminée, la bûche brûlait lors de la veillée de Noël.
Les enfants pour découvrir leurs cadeaux devaient alors frapper avec des bâtons pour parvenir à enlever le capuchon de la bûche. Bien entendu, les chants accompagnent l'ouvrage des enfants. Cette bûche était reliée a des superstitions, elle devait brûler jusqu'au premier jour de l'année, sous peine de malheurs à venir.
Le père Janvier apporte les cadeaux au 1er janvier
Peu après Noël, le père Janvier apportait ses cadeaux. Les enfants déposaient devant l'âtre de la cheminée, leurs petits sabots nettoyés. Père Janvier, passant par la cheminée, les remplissait de bonbons, de fruits secs, de pain, avec parfois une petite trompette, ou une poupée et autres friandises en sucre. C'est seulement en 1915 que le Bonhomme de Noël ou le père Noël remplacera le père Janvier.
Le jour de l'An, il était de coutume que les enfants partent en tournée chercher leur « guilanneuf » (ou étrennes). Dans les rues, ils entonnaient des chansons pour leur quête: "C’est aujourd’hui, veille de l’An – Que Dieu vous donne un bon an – Toute l’année, heureuse année – Que Dieu bénisse la maison – les poutres et aussi les chevrons – Toute l’année – Bonne année."
Les jeux, activités et divertissements de Noël
·Souffler le charbon : ce jeu consistait à souffler à tour de rôle sur un tison ou un charbon en tentant d'en raviver la combustion. Le joueur qui le laissait s'éteindre avait perdu. Ce jeu était également répandu en Lorraine.
·Le jeu de noix : il s'agissait de faire rouler une noix sur une planche inclinée, en tentant d'atteindre d'autres noix situées en bas de la planche. Ce jeu existe depuis l'époque gallo-romaine.
Noël en Bourgogne, traditions d'autrefois
Comme dans beaucoup de régions, le soir du 24 décembre, les Bourguignons prenaient un dîner léger, voire jeûnaient, si l'on souhaitait communier à la messe de minuit. C'est au retour de l'office qu'avait lieu un réveillon maigre. Il était composé d'épaisses crêpes ou matefaims, arrosés de vin blanc chaud.
Les gâteaux de Noël, les quignô (pain ou petit gâteau à pointes) étaient offerts à Noël ou en étrennes au premier janvier par le parrain ou la marraine à leur filleul(e).
Dès le premier dimanche de l'avent, il était de coutume de veiller les uns chez les autres, en alternance, pour manger des marrons arrosés de vin blanc.
Le pain de calendre: le pain de Noël
Ce pain était pétri la veille de Noël, il avait pour symbolique d'appeler la bénédiction du ciel sur la maison. A cet effet, il était d'usage de conserver un morceau de ce pain toute l'année. Le pain calendaire était parfois offert au moment de Noël par les églises.
Le repas de Noël traditionnel
La Monnoye sous le règne de Louis XIV fait allusion a des marrons, du jambon, du boudin et de la carbonnade, des côtelettes de porc grillées. Il cite également la fouace, un gâteau semblable à du pain aux raisins et au beurre.
Les Bourguignons tuaient le cochon deux fois dans l'année, un à l'occasion de Pâques, l'autre pour Noël. Ainsi, le menu de Noël comportait obligatoirement du porc. Bien entendu, il était d'usage de commencer par les parties du porc ne se conservant pas, comme les abats. Le plat typique de Noël était donc la fricassée de fressure de porc (cœur, foie, rate, poumons)



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